Un choix, c'est toujours un renoncement.
Je ne t'apprends rien en disant ça.
Mais faire un choix, c'est difficile, c'est douloureux.
Cela annonce un sacrifice de l'autre branche du choix. Même si cela est plus raisonnable, meilleur pour soi, même si c'est le BON choix.
Mais un choix, s'il est réfléchi, pesé, soupesé, reréfléchi, et donc très personnel, il est toujours bon. Toujours bon pour soi j'entends. C'est mon ancienne patronne qui m'a appris cela. A
moins de faire un choix irréfléchi, la décision que l'on prend est toujours la bonne parce que c'est notre décision. Si c'est l'option que tu as choisi, c'est la bonne. Sinon, tu ne l'aurais même
pas envisagée.
Donc, il ne doit pas y avoir de regrets, des "ah si j'avais fait ça...", "et si j'avais choisi cela plutôt". Bah tu serais pas là. Tu serais peut-être plus heureux mais aussi peut-être moins. Tu
aurais peut-être eu plus de joies mais aussi plus de peines. Tu aurais eu plus d'opportunités professionnelles? Mais peut-être que tu n'aurais pas de vie sociale...
Le choix, il faut le faire. Pas facile. Mais après, il faut l'assumer, et c'est encore moins facile à mon sens. Parce que c'est à ce moment là que l'ampleur du choix s'impose à nous et qu'il est
difficile d'accepter que l'on a renoncé, que l'on a dû renoncer...
Pourquoi je te parle de tout cela?... Rien de très grave, je te rassure.
Mais j'ai choisi de ne pas aller en Australie cet été. Pour ma thèse. Parce qu'il n'est pas raisonnable de la laisser un mois toute seule à l'aube de deux années très remplies. Parce qu'il n'est
pas prudent de partir à l'autre bout du monde en juillet et de ne travailler qu'à moitié en août. Du temps perdu.
Alors oui, cela n'est qu'un mois sur cinq ans. Mais si je raisonne comme cela, jamais je ne finirais cette thèse. Oui, je pourrais m'organiser différemment. Oui, je vais regretter si je ne
travaille pas bien en juillet (mais je travaillerai toujours mieux qu'à Sydney...)
Mais au-delà de l'Australie, ce qui me fend le coeur, c'est de ne pas pouvoir être volontaire...
Aux Journées Mondiales de la Jeunesse. Qui ont lieu à Sydney cette année.
Volontaire, c'est donner de son temps, de sa personne, pour que les pélerins profitent au maximum de cette semaine de foi et d'échange internationaux qui leur est offerte.
Les JMJ sont des rencontres de jeunes catholiques du monde entier. Ils investissent une ville pendant une semaine. Ils vivent des moments d'échanges humains et spirituels. Le Pape est là aussi. A
l'occasion, je vous raconterai plus en détails comment tout cela se déroule et quels sont les moments forts (la messe à 3 millions de personnes notamment...).
Eh oui, je suis catholique. Et pratiquante en plus. Et les JMJ, c'est mon rendez-vous préféré. Tous les deux ou trois ans. Depuis que j'ai 15 ans (j'en ai 26). C'est mon moment "rechargement de
batteries spi".
La dernière fois, à Cologne en 2005, je suis passée de l'autre côté, dans l'organisation. Pour vivre ces moments autrement. Dans le don de soi. Aux autres et à Dieu.
Alors, j'arrête mes bondieuseries préférées, mais ça y est, j'ai fait mon choix. Je n'irai pas aux JMJ de Sydney que j'attends depuis trois ans.
C'est mon choix donc c'est le bon.
J'irai en Australie à une autre occasion. Et qui sait? J'irai peut-être aux JMJ suivantes, dans l'organisation toujours...





